Semper fidelis

Filippo Monteforte - Vatican, Lundi 11 février

Le pape démissionne. Le pape lâche l’affaire ; le pape rend la férule, laisse le siège et part prier en retraite pendant que le siège, saint s’il en est, part en vacances. C’est ainsi, dans le fond, que résonnent les cloches de la dernière actualité internationale : Benoît XVI s’est assis quelques instants devant les objectifs, la voix calme presque endormie, la langue lue et latine, et il a annoncé, sans un sourcillement de trop, qu’il faisait fi de plusieurs siècles de traditions et d’états de fait : le Pape a démissionné ce lundi 11 février.

Pendant que le chœur catholique est en émoi, les journalistes se régalent de leurs droits régaliens : le suivi et l’illustration, en direct, de l’information qui devient, en quelques minutes, canonique. Des experts, des journalistes, des historiens, des politiques viennent soudain se bousculer au portillon ; ils viennent, à plusieurs, faire le guet du savoir immédiat et de l’histoire en cours ; donnent leurs avis, déjettent leurs profondes remarques et l’on entend un brouhaha de commentaires et de piètres touches biographiques sur le bon Ratzinger qui semble déjà, pauvre de lui, se retourner dans sa tombe. On s’accorde, en majorité, pour dire que c’est un acte « courageux », voire « vertueux », que c’est dans l’ordre des choses, que les cheveux blancs ne s’accordent plus avec les DJ’s en soutanes et qu’il est temps, dans le fond, que l’Eglise fasse preuve de rajeunissement là où elle fait trop preuve de « maturité ».

Soudain donc, le pape démissionne. Le monde, soudain, est surpris. L’information est conséquente et, comme les titres commencent à le dire si bien, elle surprend son monde. L’information tombe, chute et roule, passe le long du défilement des dépêches, arrête le temps et gèle les écrans. Vains Dieux ! Le pape démissionne !

Et comme toute actualité conséquente mérite que chacun puise en lui un avis de conséquence, on demande à tous, micro-parvis oblige, ce que cette pierre lâchée du haut du clocher médiatique inspire. De cet avis ponctionné aux ouailles presque indifférentes – non, point de hurlements de douleurs ni de vociférations apocalyptiques – on se dit que l’avis sur terre nous indiffère.

Mais lui, là-haut, dans tout ça, il en pense quoi ?

J’avais commencé à écrire ces quelques lignes – et d’autres – mardi matin. Glanant les dernières informations et faisant une revue de presse matinale, je tombe sur l’article de l’AFP où le photographe Filippo Monteforte explique la photographie qu’il a prise la veille. Ce soir là, ce lundi 11 février, il pleut sur Rome. Quelques heures après la déclaration du pape, le Vatican essuie un violent orage. La place Saint Pierre est désertée, la pluie fouette le pavé. C’est dans un éclair de professionnalisme et de talent qu’un journaliste de l’AFP[1], Filippo Monteforte, saisit, après deux heures d’attente, une image d’exception : la foudre s’abat par trois fois sur le dôme de Saint-Pierre. Sur le site de l’AFP, le photographe raconte la scène :

«J’ai eu un coup de chance total. (…) J’ai pris cette image sur la place Saint-Pierre, en m’abritant sous les colonnes. Il faisait froid et il pleuvait à torrents. Quand l’orage a commencé, je me suis dit que la foudre allait peut-être s’abattre sur le paratonnerre de la basilique et j’ai fait le pari d’essayer de photographier cet instant précis, en utilisant un objectif de 50 mm (…) J’ai mis environ deux heures à faire cette photo. Je crois qu’en tout, la foudre a frappé le sommet de la basilique trois fois. Le premier éclair a été énorme, tout s’est illuminé, mais je l’ai malheureusement raté. J’ai eu plus de chance la deuxième fois. J’ai pris deux images de la foudre qui s’abattait sur le dôme illuminé ».

La Vie, 12 février 2013, capture d'écran

La photographie est pour le moins impressionnante ; on y distingue nettement la foudre frapper le dôme de la basilique. Le cadre, du fait de son ouverture sur le ciel permet d’apprécier visuellement la déchirure tracée par l’éclair. L’image est puissante, belle : elle performe directement. La charge symbolique est incontestable. L’auteur qui commente cette image – comme porté par une certitude ; cherchant dès lors une incantation prospectiviste – sur le site de l’AFP ajoute que cette image  : « a de fortes chances de devenir l’image symbole de cette journée ». Impressionné par cet image et surpris de ne pas l’avoir vue dans les différents journaux en lignes, je m’attèle, dans l’heure que j’ai devant moi à rédiger une petite note sur cette absence de reprise de cette image qui – en effet – a tout pour être la prochaine icône. J’épluche les feuilles du Net, je regarde, je clique, je vais à droite et à gauche de la presse et je tombe sur un seul journal français ayant utilisé cette image : La vie.

Ainsi, content de cette trouvaille pleine de sens, j’écrivais mardi matin :

L’image symbole : de l’image symbole à l’icône historique il n’y a qu’un pas. Encore faut-il, de plus en plus, qu’elle soit relayée par les organes de presse et les réseaux sociaux ; encore faut-il que cette image, si performante soit-elle et si évidente soit-elle trouve le droit chemin de l’appropriation, si ce n’est celui de l’adoption. Certaines images, de fait, agissent et traversent les espaces médiatiques et historiques ; certaines images s’imposent au fil du temps ou au fil des commentaires, au fil des appropriations diverses. Cette photographie « a de fortes chances de devenir » ; l’image est déjà placée dans un à-venir iconique : cette simple remarque aurait pu créer une émulation médiatique, elle aurait pu au fil des reprises diverses, devenir une véritable injonction. Ce serait dès lors par le discours apporté en amont que l’image aurait trouvée une part d’existence médiatique. Mais de quelles chances parlent-on ? Pourquoi une telle certitude ? Pour la simple raison que cette image semble « tombée du ciel », une image que la presse attendait, celle qui vient résumer cette surprise médiatique ressentie, ce coup de tonnerre sur le Vatican et sur la communauté catholique. Elle est le pendant esthétique, évident, d’un événement déjà définit comme historique en manque d’image marquante, d’image en-devenir, d’image historique. La chance de cette image était là : elle tombe à pic à un moment où  cette actualité devient un événement que les médias s’échinent à façonner comme étant historique ; or l’image, l’ « image symbolique », l’image-étendard tardait à arriver. Mais c’est aussi, et surtout, que cette image engendre une masse d’informations symboliques directes, qu’elle appelle en son sein de multiples interprétations, qu’elle canalise une multitude d’appropriations…

Or, ces chances sont restées lettre morte aujourd’hui. Cette image n’a pas été reléguée, peu de médias l’ont reprise. Comment peut-on l’expliquer ? Il est évident qu’il y aurait, à mon sens, beaucoup d’explications à donner ; qu’il faudrait également, sans conteste, laisser un peu de temps à cette image pour que l’on puisse totalement appréhender son existence médiatique. Mais un élément probant me marque en l’instant : le seul journal français a avoir utilisé cette photographie de Filippo Monteforte est La Vie. Le 12 février, le journal titrait « La démission du pape prend l’actu par surprise » et utilisait cette photographie en guise d’illustration. Journal catholique, La Vie utilise donc cette image, à première vue, pour rappeler cette notion de « coup de tonnerre » médiatique que l’annonce du pape a suscité (si l’on accorde le titre et l’image). On pourrait donc penser que le journal a utilisé cette image dans le but d’utiliser le « premier degré » d’interprétation immédiate de l’image. Mais en s’intéressant à l’orientation confessionnelle du journal, on touche la part complexe de cette photographie et peut-être – en un  sens – son impossible appropriation médiatique. En effet, ne plissons pas plus longtemps le regard et ne nions pas ce que tout le monde « voit » à travers cette image : le « coup de foudre » sur le dôme de la basilique Saint Pierre vient conforter un imaginaire collectif fondamental lié à la divinité. La foudre qui s’abat c’est un message divin, c’est une expression divine. « Mais lui, là-haut, dans tout ça, il en pense quoi ? » disais-je ; peut-être est-il là le problème – ou du moins une partie – de cette image. La charge symbolique de cette image n’est pas assez « laïque » pour les organes d’informations qui prônent l’objectivité et la neutralité. La lecture qu’infère cette image – dans l’immédiateté de sa réception – est-elle peut-être trop encline à activer un imaginaire mystique, ou du moins religieux, pour pouvoir répondre à une illustration « plus transparente » de l’information (bien que nous répétons souvent ici la vanité de cette transparence annoncée).

« Il faudrait également, sans conteste, laisser un peu de temps à cette image pour que l’on puisse totalement appréhender son existence médiatique » disais-je également. Mon analyse est dorénavant caduc – ou peut-être pas tout à fait – car quelle ne fut pas surprise lorsque ce matin, le sourire malin, le billet sous le coude, je m’apprêtais à le publier : cette image est partout ! Elle est reprise par presque tous les journaux en ligne, elle passe au Jt de Canal +, à France 2 etc. Je lis même que c’est « le coup de foudre du Vatican qui électrise les médias » !

Une journée Seigneur, une journée pour qu’une intuition se soit vue réfutée.

Une de The Sun, 12 février 2013

Mais une journée pour voir tout de même que cette image n’a toujours pas été utilisée en France – le Sun a utilisé cette image pour faire sa Une – dans un but d’illustration. Une chose reste pour l’instant vérifiée : les journaux n’ont pas utilisé cette image pour illustrer les informations relatives à la démission du pape. Peut-être que les quelques mots écrits mardi –sur la charge trop symbolique pour une simple illustration de l’information – peuvent tout de même garder une part de sens. Cependant, c’est un fait, l’image est là et partout. Mais il est amusant de voir que cette image, du fait de cette charge symbolique « gênante », ou du moins troublante dans une société laïque et proprement désenchantée a été mise en avant pour ce qu’elle est : c’est à dire une image hautement symbolique. Ce que les différents médias ont mis en avant ces dernières heures, c’est l’image elle-même en tant qu’événement médiatique. Ce qui a été démontré, mis en avant et commenté, c’est cette charge métaphorique et mystique qui ceint cette image. « Certains y verront sans doute un signe » devient la phrase de commentaire type qui accompagne cette image. « Les cardinaux, qui s’enfermeront bientôt dans la chapelle Sixtine pour choisir le futur souverain pontife, y ont-ils vu un signe? » demande l’Express. « «Un coup de tonnerre dans un ciel serein» a dit le cardinal Angelo Sodano, porte-parole du Vatican, à propos de la démission du Pape. Une formule illustrée à merveille par cet éclair qui a frappé lundi le dôme de la Basilique Saint Pierre quelques heures après l’annonce ! » écrit Paris Match. « A sign from above ? » titre The Sun. Toute l’appropriation de cette image pourrait se résumer dans ce simple point d’interrogation. L’image est reléguée comme l’information elle-même du fait de cette charge symbolique évidente et sous-entendue. Un jeu est donc mis en place, au fil des heures et au fil des diverses appropriations de l’image (elle est tout de même utilisée, mais je ne l’avais pas vu, plus d’une quarantaine de fois dans les heures qui suivent sa publication par l’AFP, mais en majorité par des blogs et souvent catholiques).

C’est d’ailleurs ce jeu que je trouve finalement très intéressant ; c’est peut-être cela qui rend cette image si intéressante dans son appropriation médiatique : c’est un jeu de croyance. C’est une image trop évidente, trop intrigante pour que nous puissions y croire, dès lors qu’on ne croit plus majoritairement, dans notre société, en Dieu. Ainsi, l’appropriation est ambivalente, presque amusée : les médias, qui se veulent l’incarnation de la rationalité événementielle prennent cette image sur le ton de l’amusement ; du clin d’œil trop évident, que l’on assume comme tel mais auquel on fait mine de ne pas croire … Et il y a les autres, ceux qui verront dans cette image ce qu’ils veulent y voir : cette évidence à l’état pur ; la preuve par l’image.

Toujours fidèles, en sommes. Toujours fidèles ; les médias suivent l’image-symbole, l’image-qui-fait-événement. Les autres, toujours fidèles, quoiqu’ils voient.


[1] Alessandro Di Meo, journaliste italien pour l’agence Ansa a également pris en photographie ce coup de foudre.

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5 réflexions sur “Semper fidelis

  1. Cet éclair, cet orage m’interpelle… Je ne sais si cela est un signe du ciel … Mais si le ciel se manifeste un catholique ou un chrétien ou un croyant devrait s’y intéresser, sinon qui le fera?

  2. L’empressement des médias peut s’expliquer par les attitudes diamétralement opposées de Benoît XVI et de Jean-Paul II face à l’épuisement de leurs forces. Les images de la déchéance physique et de la souffrance de JP II sont encore dans les mémoires, de même que leur contraste avec les photos du jeune pape sportif (en chaussures de jogging dans les jardins du Vatican, sur des skis, en randonnée dans la montagne) et du grand voyageur « infatigable ».
    L’éclair : je trouve intéressant que les médias, d’habitude si dépourvus de vocabulaire et approximatifs quant au fait religieux, emploient volontiers le terme de « signe ». C’est bien le langage de l’Eglise (qui répugne à parler de « preuve », antinomique en matière de foi).
    Parmi ces signes, les phénomènes physiques soudains et violents accompagnent souvent les événements marquants, dans le christianisme (récits évangéliques de la mort et de la Résurrection du Christ, vies de saints…) comme dans d’autres religions. Semper, en effet.

    • @claudeFL, merci pour votre commentaire. Il y a en effet, sans aucun doute, un rapport qui se fait entre la mémoire visuelle que l’on a de Jean Paul II et celle mise en place par les médias pour Benoît XVI. Il faudrait savoir dans quelles mesures la mémoire visuelle que l’on a de la figure de Jean Paul II entre en ligne de compte dans l’établissement de l’iconographie de la fin du règne de Benoît XVI. Quelles sont les images de Jean Paul II, en somme, qui restent dans les mémoires aujourd’hui, par rapport à la figure fatiguée de Benoît XVI ? Réactivons nous davantage la figure active, en pleine santé (Jean Paul II voyageant, embrassant le sol du tarmac etc.) ou l’actualité du Vatican d’aujourd’hui renvoie t-elle à la figure malade, aphone etc. de Jean Paul II ? C’est une question parmi beaucoup d’autres qu’il convient de poser pour tenter de voir, en effet, les interrelations visuelles et illustratives qui existent entre les deux papes à différents moments de leurs vies et qui va sans aucun doute, à mon avis, avoir un impact sur la prochaine election. L’image du prochain pape précédera peut-être davantage la personne élue elle-même. Après presque une quinzaine d’années d’images d’un pape vieillissant (fin du règne de Jean-Paul II et Benoît XVI) l’Eglise a sans aucun doute pris conscience de l’importance d’un renouvellement dans le domaine des représentation (et c’est en cela que je vous rejoins sur le fait que les images de la déchéance physique de Jean Paul II « sont encore dans les mémoires »). A quel degré cet « héritage visuel » de ces deux papes en fin de vie va avoir un impact sur le renouvellement annoncé de l’image de la papauté elle-même ?
      Vous avez tout à fait raison pour l’emploi du mot « preuve », que j’ai sans doute utilisé un peu hâtivement. Et en effet, le mot « signe », beaucoup utilisé par les médias, renvoie à un certain domaine religieux. Mais, une fois encore, l’utilisation de ce mot par les médias pour commenter cette image est, à mon sens, une preuve dont les médias se jouent – ou du moins tentent de contourner, presque avec ironie – le sens évident, ce que l’image donne à penser instinctivement, dès lors qu’on est face à ce coup de foudre. C’est en utilisant ce mot d’un champ lexical précis qu’ils catégorisent l’image en l’inscrivant dans un champ interprétatif sans vouloir le dire vraiment …

  3. Pour ce qui est des journaux français en papier, l’image a été utilisée dans le numéro de Politis de cette semaine (paru jeudi 14), pour illustrer une brève raillant les réactions de la droite française à la démission du pape. Il n’y a pas de légende, donc on ne sait pas que la photo a été prise le 11 — c’est la première fois que je la voyais, et j’ai d’ailleurs cru à l’utilisation une photo d’archive avant de lire votre billet.
    C’est intéressant de voir que ce sont surtout des blogs catholiques qui ont sur le moment réutilisé l’image. Les quotidiens français ont préféré des images plus proches du portrait, la plupart avec un pape de face faisant un signe de la main. Aujourd’hui et Libération l’ont montré de dos, s’éloignant: c’est ce que j’ai vu de plus « symbolique » sur les unes (en Allemagne, celle de la Tageszeitung, était un sommet du genre avec son « Gott sei Dank » sur fond blanc, surmontant la paire de chaussures rouges du pape, mais vides). Et Le Monde l’a montré en train de lire sa renonciation, au plus factuel.
    Je n’ai pas encore pris le temps d’aller voir les autres hebdos de la semaine, mais je suis curieux de le faire. Jusqu’où chacun va-t-il se permettre d’aller dans l’abstraction ? Un geste de la main peut être interprété a posteriori comme un au revoir, mais ça reste basique, comme proposition faite au lecteur. La photo de Filippo Monteforte, elle, concentre les symboles à un tel degré qu’elle rend presque tout article inutile.

    • @Loïc Ballarini, merci pour ces remarques très intéressantes. Le fait que l’image ne soit pas légendée dans le numéro de Politis est en effet révélateur, à mon sens, de la volonté d’entretenir l’ambiguïté intrinsèque de cette photographie. Et c’est aussi intéressant que vous ayez pensé à l’utilisation d’une image d’archive car cela prouve, je pense, deux choses vis à vis de cette image. D’une part cela montre qu’une telle image engendre un système de croyance à son égard et d’autre part qu’elle est extrêmement liée (cette image et par là même cette croyance) à sa datation. Tout l’impact performatif et toute la puissance symbolique de cette image sont en grande partie déterminés par le fait qu’elle ait été prise le soir même de l’annonce de la démission du pape.
      La deuxième partie de votre remarque rejoint ma première intuition et c’est vrai que les journaux ont en majorité utilisé des images moins « mystiques » : en effet, la photographie de Domenico Stinellis a été utilisée à plusieurs reprises (le pape, sur fond noir, faisant un signe de la main). Une fois encore, cela montre combien la charge symbolique trop évidente de cette image a peut être conduit à la marginaliser dans l’appropriation médiatique et a conduit à l’utiliser comme pure information. « La photo de Filippo Monteforte, elle, concentre les symboles à un tel degré qu’elle rend presque tout article inutile », tout à fait d’accord et c’est pour cela qu’elle est, pour le moment à ma connaissance, uniquement utilisée telle qu’elle est : une image extrêmement symbolique; c’est le « a sign from above » du Sun avec ce point d’interrogation comme une ouverture interprétative faite à chacun …

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